27.2.15

Suzanne




Suzanne, c'était le nom de mon arrière-grand-mère, que j'ai bien connue, car elle a vécu jusqu'à que je devienne grande ado. On l'appelait tous Suzy et on adorait aller chez elle, à Nice, déguster de la socca et jouer dans ce jardin magique où avait aussi joué ma maman quand elle était petite. Suzy était très jolie, douce et élégante. Suzy et son mari Raymond avaient habité en Afrique dans les années trente, élevé leurs filles là-bas et nous ont laissé en cadeau une histoire écrite de cette époque que nous aimons lire et que je raconterait un jour à mes enfants.
Suzanne c'est aussi le nom du patron si connu qui me tentait depuis un bon bout de temps. Suzanne est aujourd'hui sur les épaules de ma lili, grâce à ce tissu que Else m'a offert avec tout plein d'autres !
Une petite fille fleurie par une maman de quatre filles toutes plus à croquer les unes que les autres :)
Merci merci Else pour tant de générosité.

Patron Suzanne de Citronille (dégoté d'occas., j'ai l'impression qu'ils ne le font plus !), en liberty Betsy Fluo-Thé.

Oh je sens que Suzanne va réapparaitre très bientôt par ici ! Vivement le printemps !


Suzanne was the name of my great-grandmother, that I knew well, as she was alive until I was nearly an adult. We called her Suzy and we really loved to go and visit her, in Nice, to eat socca there and to play in her garden, where my own mom used to play when she was a kid. Suzy was a beautiful person, calm and elegant. Suzy and her husband Raymond (my great-grandfather) had lived in Africa for many years and had risen their girls there in the 30's. They left us a written story of their experience there, and this is a gift for the whole family, that one day I will read to my children.
Suzanne is also the name of this famous pattern that I have been dreaming about for a long time. Suzanne is today on the shoulders of my little one, thanks to Else, who gave me the fabric and many others!
A little flower thanks to a 4 sweet girls's mama, thanks a lot Else for your generosity!

Suzanne pattern from Citronille (I had to buy it second hand because I think they do not sell it anymore) in Liberty Betsy Fluo-Thé.

All that I fell is that the spring could come now, I have many other project with Suzanne and lili!

24.2.15

arc en ciel




Mes aiguilles m'apportent toujours autant de plaisir, un plaisir que je n'aurais pas soupçonné il y a seulement trois ans. C'était sans compte l'envie de fabriquer avec des matières nobles, douces et chaudes, l'envie de se vêtir sans avoir le doute que ce que j'achète a été fabriqué dans des conditions qui ne me conviennent pas, tant humainement qu'écologiquement. Alors pour ma petite lili, cette année encore, il me fallait revoir la garde-robe d'hiver, comme l'an passé, pour rester au chaud naturellement.

Commencé il y a quelques semaines déjà mais pas tant que ça finalement. J'ai l'impression de tricoter un peu plus vite qu'avant, mais ce n'est pas encore du rapide. J'ai adoré ce modèle littéralement, depuis le col, qu'on commence en ajoutant couleur après couleur, et qui nous donne envie de tout finir très vite, jusqu'à la poche, si facile finalement et si jolie. Et puis les petites pinces à l'arrière, qui donnent du glonflant et du charme au cardigan. Lili adore mettre et enlever les boutons, TOUTE SEULE bien sûr !
Ah deux ans, l'âge de l'autonomie que je disais... on y est bien. Ma petite douceur n'a plus très envie de se faire habiller, déshabiller comme un bébé et elle adore ce cardigan parce qu'avec ses quatre boutons, c'est un challenge, mais atteignable...tout un programme !

Mais maintenant que l'arc en ciel est terminé, j'ai une envie folle de rester au près du feu avec quelque chose d'autre sur mes aiguilles. Un seul cardigan pour l'hiver, c'est un peu juste non ?

Cardigan arc en ciel de DeRerumNatura, tricoté en Giliatt coloris poivre + kit arc-en-ciel.
Boutons en bois trouvés chez Lil'Weasel.
Pour ce tricot, j'ai testé les aiguilles double-pointes carrées ! Elles ne roulent pas sous les doigts, parfaites pour moi qui ai vite mal au poignet si je reste un peu trop près du feu à  tricoter sans cesse...




My needles are still such a source of joy. Peaceful joy I could not imagine some 3 years ago when I began knitting. There was this wish to make with my hands, make clothes for my babes, and use and wear beautiful material, wool, alpaca and so and so. There was this wish to make some of our clothes, as to be aware of how and by who it is made, when most of clothes are not really fair-trade or ecological friendly. Then for my little lili, this year again, as last year, I had to knit something, to keep her warm, naturally.

Some weeks ago, I choose this cardigan, and now I feel that I knit a little faster than before. Not as fast as great knitters do, but you know... I really enjoyed so much to knit that pattern, beginning by the rainbow part, that makes you want to finish it quickly. The little pocket is simple and adorable, the back of the cardigan present a beautiful form, and Lili absolutely love the buttons. Of course, this two years lady loves to button up by HERSELF!

Now the rainbow is over, I have a great wish to stay in front of the fire with something on my needles... and should I say that one cardigan is not enough for the winter? the snow outside is a sign that I could be right.

Cardigan Rainbow from DeRerumNatura, knitted in Giliatt pepper color+ rainbow kit.

Wood buttons from Lil'Weasel.
For this knitting, I used square double-points! They are not runing into the fingers, and that was particularly significant for me as I tend to have a little pain in the hand when I knit to much...

21.2.15

8/52



Un portrait de mes enfants, chaque semaine, linking with Jodi

issa & lili: discovering the magical of animated shop window in Barcelona... 
Have a wonderful weekend! We will finish our holiday time tomorow, going back home after many road/train trips...

19.2.15

Barcelona















Quelques jours de vacances à Barcelone pour nous 5, un peu de vie citadine dans notre vie campagnarde. Du skate pour les deux plus grands, de la découverte pour tous, musée Picasso, Sagrada Familia et déambulations dans la vieille ville. Nous avons tous adoré cette ville, où il fait si doux, un petit coin de printemps au sein de notre hiver rigoureux dans les Pyrénées. Mais je n'ai pas vraiment été inspirée côté photos, à part pour y voir mes tout petits se mouvoir dans la cité, y trouver leur place, y danser, arpenter les rues. Mes petits campagnards à la ville ;)


Some little days in Barcelona, on the other side of the Pyrenees. All 5 going into a city life, in Spain. A skate, for the two olders and visits for the whole family, Picasso museum, Sagrada Familia, and walking in the streets, dancing into the oldest part of the city. We all loved this city, so warm, so mediterranean, as a spring time into our winter. I was not so inspired by taking pictures as a tourist, but I loved to see my little ones strolling about those streets. My little farmers in the city :)


16.2.15

lili carrot cake (gluten and lactose free)










Dans la vie il y a des étapes, deux ans me semble une grande étape, un passage vers l'autonomie, l'affirmation de soi. Lili choisi de devenir une petite fille, tout en restant calme et décidée, elle s'affirme, se révèle un peu plus chaque jour, et c'est un bonheur pour nous tous de la voir s'épanouir (peut-être ce ne sont pas les mots qu'aurait choisis son frère ?).
Dans le même temps, pour notre famille aussi, c'est un passage. Celui vers le sans-gluten en ce moment. La maladie de Lyme a fait son entrée chez nous, et, accompagnés par des spécialistes, nous testons des voies de traitement biologiques. Parmi les éléments, il y a l'arrêt du gluten et des produits laitiers, au moins pour quelques mois. Depuis plusieurs semaines, nos farines et aliments n'en contiennent donc plus. Pour que nous puissions profiter tous du même menu, même si ces restrictions ne s'appliquent pas à tous, nous avons choisi de tous nous y mettre (à part encore fromages, yaourts et lait de chèvre pour les petits). Alors pour l'anniversaire de lili, voilà la recette que j'ai testée-adaptée : un carrot cake à la chantilly de coco...

180 g de farine (riz-millet-petit épeautre) (contient un tout petit peu de gluten dans le petit épeautre quand même)
1 cc de bicarbonate de soude, 1/2 cc sel, 1 cc cannelle, 1 pincée muscade
150 g de noix hachées
200 g de rapadura (ou cassonade)
200 g de carottes râpées
3 oeufs
10 cl d'huile d'olive
2 c. soupe d'eau tiède

Mélanger farine, bicarbonate, sel, cannelle et muscade et ajouter les noix hachées.
Dans un autre saladier, battre les oeufs avec le sucre, fortement. Ajouter l'eau et l'huile puis les carottes et le mélange de farine. Cuire au four pendant 45 à 50 minutes à th°5-6.

Pour la chantilly de coco, je me suis inspirée d'un billet de Cécile, avec un lien vers cette recette. L'idée est tout simplement géniale ! On prend la partie dure du lait de coco (ne pas remuer la brique/boite) et on le bat avec un peu de sucre glace pendant 5 minutes.

Pour répondre aux questions d'avance :
Les timbales en fer émaillées viennent d'ici
Les animaux en bois sont faits en France, vous pouvez les trouver chez François, ici
L'arc en ciel vient d'ici (en attendant son gilet assorti...)



Sometimes, life is full of steps. New steps for lili, in that period of affirmation, autonomy, linked with her two years being. She's still calm and determined, but so determined.
For our family also, this period is a step, towards gluten and lactose free, as least for some months. One of us was diagnosed Lyme positive, and we decided to share this specific diet linked with an organic and natural remedy (along with doctors). No more gluten at home, no more milk or diaries, except from goat cheese and milk for the youngest.
For lili's birthday, I tried to adapt this carrot cake with whipped coconut cream :

180 g of flour (rice, millet, little spelt = an old kind of spelt very poor in gluten and rich in proteins)
1 coffee spoon of baking soda, 1/2 coffe spoon of salt, 1 coffee spoon of cinnamon, 1 pinch of nutmeg
150 g of chopped walnut
200 g of complete sugar
200 g of chopped carrots
3 eggs
10 cl of olive oil
2 spoons of warm water

In a bowl, mix flour, baking soda, salt and spices and add the walnuts.
In another bowl, whisk the eggs with the sugar, strongly. Then add the oil and the water, the carrots.
Then mix the two bowl contents. Put in the oven during 45 to 50 minutes at around 350°F.

The whipped cream that I covered the cake is made with coconut milk. I was inspired by a post from Cécile, who shared a link towards this recipe. The idea is good&simple!


In order to answer the future questions :
Metal glasses come from here
Wood animals are made in France, you can find them here
The rainbow comes from here (while waiting for her rainbow cardigan) !

15.2.15

7/52



Un portrait de mes enfants, chaque semaine, linking with Jodi

issa: his first walk with snow shoes in the forest, during our holidays in the eastern part of the Pyrenees. Louise and J. saw a deer very close during this magical walk, and we also all saw a fox some minutes earlier...
lili: easy little girl, she finally accepted to walk in the snow...

Thanks for your kind words and comments on her birth story, I really hesitated to write onto a such intimate and personal subject, but I do think birth is so important to be prepared, not only physically, but also mentally. I was so unprepared for my first 'giving birth', words need to be shared to tell, explain, give power to the women on earth for their pregnancy and for the way they welcome their babies... 

8.2.15

her birth(day) story




Petite lili. Deux ans déjà. Deux ans qu'un mardi froid, neigeux, tu avais décidé de venir nous rencontrer. Pendant la nuit déjà j'avais senti du mouvement, un peu de tension dans mon ventre régulièrement et vers 7h du matin, j'avais même fait venir la sage femme pour savoir ce que nous réservait la journée. Mais son verdict était clair : pas de travail engagé. J'avais envie de me projeter dans cette naissance, de savoir comment ça allait se passer pour l'appréhender calmement et plus le temps passait, plus finalement j'essayait de vivre l'instant présent. Il faut dire que tout n'était pas comme on l'aurait souhaité. Si pour Louise, j'avais accouché à la maternité, pour issa, j'avais découvert l'univers d'une naissance à la maison, d'un accompagnement particulier par une sage femme toute dévouée à l'accueil du bébé et au soutien à la maman, une sage femme que j'avais appris à connaître et avec qui je me sentais en confiance. Et une fois qu'on a goûté à une naissance si simple et si naturelle, on a du mal à revenir en arrière. Mais pour lili, point de sage femme pratiquant des accouchements à la maison dans les environs, impossible de prévoir une naissance at home. Il fallait donc bien accepter de se rendre à 30 minutes de là, à la maternité, et d'accoucher en présence d'inconnus en blouse blanche, sur une table d'accouchement et pas forcément dans la position qui me conviendrait. L'idée, bien sûr, avait du mal à faire son chemin. 
Ce mardi matin, pourtant, nous avons été à la maternité, rendu visite au gynécologue, pour le 9ème mois, qui me regarde avec des yeux ronds quand je lui réponds que la dernière fois, j'ai accouché à la maison. "Cette fois, après une heure de contractions, il faudra venir à l'hôpital". J'étais bien décidée à y venir, mais à y accoucher comment j'aurais envie, et pas forcément comment ils me diraient. J'avais préparé ma bulle et ma carapace. 
Mardi midi, nous rentrons à la maison, les contractions ont complètement disparu depuis le matin, seules quelques vagues erratiques font surface, peut-être toutes les heures ? Après le repas, je rejoins mon lit pour une sieste. C'est le 5 février. C'est une jolie date le 5 février, et je me doute déjà que mon bébé aura envie d'arriver avant le 10, pour être né un tout petit chiffre. Je somnole et un coup de pied  (poing?) venu de l'intérieur me fait sursauter. Jamais elle n'avait fait montre d'une telle force, d'une telle détermination à être là. Le coup perce la poche des eaux immédiatement. Et puis plus rien. Un calme plat. Envie d'une douche, d'un bain, d'être au calme. Envie de dire à mon homme que c'est peut-être le moment d'y aller, de préparer les affaires, de monter en voiture. Mais ce calme plat. Je ne me presse pas.  Le temps d'une douche, d'un moment pour rassembler quelques affaires. 
Et puis tout va très vite. Une première contraction arrive. Une vague puissante, énorme, qui me dit clairement que je n'ai même pas le temps de songer à partir en voiture. Une vague qui m'empêche de descendre les 50 marches d'escalier pour rejoindre la rue. Une vague de deux minutes, suivie d'une autre vague toute aussi longue quelques secondes après. Et de toute une série de vagues. Je respire, je souffle, je revis mon yoga prénatal comme une bénédiction. Je n'ai pas mal, je plonge dans le moment, je suis dans ma bulle. Mon homme est là, confiant, si confiant, lui qui a déjà vécu et accompagné la naissance d'issa à la maison. Il monte les chauffages et me fait des massages. Je sens le petit corps de mon bébé qui descend en moi, je la sens déjà qui tourne, qui trouve sa route. Nous activons le plan B, appeler la sage femme libérale locale. Nous lui laissons des tonnes de messages sur ses répondeurs. 
Les vagues continuent, sans me submerger, je surfe, je souffle. Ma conscience me demande si je dois paniquer, nous sommes tous seuls. Une petite voix dans ma tête me dit très clairement "je suis une femme du monde, j'accouche". C'est simple, posé, clair et net. Oubliées la panique, l'inquiétude, je repars dans ma bulle. Et puis, elle arrive tranquillement, c'est elle qui pousse et pas moi. C'est elle qui vient, à son rythme, très vite, mais si calmement. Son papa l'attrape dans ses bras. Elle dort. Elle vient au monde en dormant. C'est si inattendu, si troublant. Elle s'éveille doucement, sans pleurer, elle est tout contre moi et me regarde avec de grands yeux éveillés. Elle veut juste nous dire qu'elle a choisi de venir dans cette intimité là, calme et décidée. 


My sweet little lili. Two years already. It was a Tuesday, snowy day. During the night I could feel some movement, asking myself if it was a bit of labour. I even asked our midwife to come in the morning and check. But no labour detected. I was a bit nervous about how this birth would come. For issa, it was at home, with a special midwife I had known during all the pregnancy. It was such a cosy birth, with intimate people, this midwife and issa's daddy. But this time, there was no more midwife that practiced homebirth around. Those kind of midwife are very rare in France. I had just the solution to go to the nearest hospital, located half an hour driving from our home. That was not my choice, but the  only solution that existed. 
In this Tuesday morning, we went to the hospital, to see the doctor and check for our nine's months visit. All was Ok, and he told me not to wait more than one hour if I had contractions. 
When we went back home, I just eat and went for a nap. This 5 of February, I fought, a beautiful number, 5. And I was pretty sure that this girl would choose to be born before the number ten. 
And then a kick, was it a punch from her? I had never seen anything so powerful from my baby. And my waters broke immediately. But it was so calm then. No contraction, no pain, nothing.... I just took a shower, told her daddy to be ready to go when I could feel more signs. 
About half an hour later, suddenly, a beautiful and giant wave came to me. A "two minute" one, meaningful, telling me it was the first one, but it was also too late to go to the hospital, to come down the fifty steps of the stairs and to sit half an hour into a car. The baby was closed, she took her path in  the silence of my belly. She was just saying, "I will be born here". The local midwife did not answer to our phone calls, my beloved man was so perfect, calm and relaxing, helping me with massages and comfort, water and essential oils. At one moment I asked myself, "would I panic?" and then a little voice in my head could answer " I am a women of this world, I'm just giving birth as so many others". And I get back into my bubble, into my inner world. 
This baby was arriving, with no pain, no suffering. My prenatal-yoga classes saved me. This was such a wonderful moment, a powerful moment. When she decided, she pushed, I didn't. Her daddy welcomed her in his arms, she was sleeping. I mean, really sleeping. She woke up slowly, never cried, opened her eyes and watch me so seriously. Oh, my baby, calm and determined, as you are still today.